Lauréate du Concours International de Chant Baroque de Froville en 2015, Caroline débute ses études musicales au sein de la Maîtrise de Radio-France, dont elle sort diplômée en 2002. Elle intègre ensuite le Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs du CRR de Paris (dirigé par Laurence Equilbey et Geoffroy Jourdain). Elle y suit un cursus complet de chant lyrique à l'issue duquel elle obtient un DEM de chant à l’unanimité en 2008. C’est au sein de ces deux structures qu’elle découvre et approfondit son amour pour la musique d’ensemble et de chambre.
Forte de cette passion et suite à une rencontre décisive avec l’ensemble Sagittarius de Michel Laplénie , elle s’oriente progressivement vers la musique ancienne, dans laquelle elle trouve un équilibre parfait entre enjeu solistique et fusion entre voix et instruments, place de centrale de la voix mais aussi du texte. Elle poursuit cette exploration grâce une collaboration régulière avec des ensembles tels que Correspondances (Sébastien Daucé), les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Marguerite Louise (Gaétan Jarry), Pygmalion (Raphaël Pichon), Sarabacanes (Neven Lesage), L’Escadron Volant de la Reine (Antoine Touche), Les Epopées (Stéphane Fuget)...
ARTISTES DE L'ÉDITION 2026
CAROLINE ARNAUD, SOPRANO
On a pu voir Caroline incarner La Nuit dans le Fairy Queen de H. Purcell, Emilie dans Les Indes Galantes de J.P Rameau, Rizzolina dans la Barca de A. Banchieri, la Servante dans La Forêt Bleue de L. Aubert, Marie-Antoinette dans Le Nègre des Lumières du Chevalier de Saint-George, Euridice dans La Descente d'Orphée aux Enfer… Elle s’est vue confier le rôle de Daphné dans la Descente d’Orphée aux Enfers de Charpentier avec les Talens Lyriques de Christophe Rousset, aux côtés duquel elle a aussi été soprano solo du Requiem de Campra et du Motet In Convertendo de Rameau à la Philharmonie de Paris. Elle fut aussi Gabriel et Eve dans La Création de Haydn avec les Goûts Réunis, Euridice dans L'Orfeo de Rossi. Elle fut aussi récemment Climène dans le George Dandin de Molière et Lully avec l'ensemble Marguerite Louise dans une mise en scène de Michel Fau. On la verra à la rentrée incarner Jonathas dans David et Jonathas de Charpentier, avec l'ensemble Marguerite Louise de Gaétan Jarry, mis en scène par Marshall Pynkoski, à la Chapelle Royale de Versailles. Elle a également créé depuis quelques années un duo avec le théorbiste Etienne Galletier, grâce auquel ils explorent avec passion le répertoire du XVIIe.
ALEXIS CÁRDENAS, VIOLON
Alexis Cárdenas est l’un des violonistes les plus importants de sa génération. Son incroyable curiosité et la connaissance de multiples cultures du monde lui ont permis de développer un langage instrumental unique avec lequel il dépasse les barrières entre les genres musicaux. Alexis brise les frontières entre classique, jazz, musiques du monde, improvisation et musique contemporaine, en se baladant aisément parmi tous ces territoires.
Il a été lauréat des concours internationaux de violon Tibor Varga (Suisse), Henryk Szeryng (Mexique), Fritz Kreisler (Autriche), Long-Thibaud (France) et Montréal (Canada). Cet artiste s’est produit sur des scènes internationales en Europe, Amérique du Sud, Etats-Unis, Japon, Chine et Russie avec des orchestres prestigieux tels que l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre Symphonique de Vienne, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre Symphonique de Radio France, l'Orchestre Symphonique de Montréal et l'Orchestre Philharmonique de Moscou. Parmi les grands chefs d’orchestre avec lesquels il s’est présenté on trouve Lawrence Foster, Pavel Kogan, Marek Janowski, Alondra de la Parra et Gustavo Dudamel. Né à Maracaibo (Venezuela) en 1976, Alexis Cárdenas a commencé ses études de violon à l’âge de sept ans. A 12 ans il a joué le concert pour violon et orchestre Op. 64 de Félix Mendelssohn, et l’année suivante il a interprété le concert de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Il continue sa formation à la Julliard School of Music de New York avec Margaret Pardee, et en 1995 il s’établit en France pour étudier au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (CNSMD). Il y a reçu l’orientation des maîtres Olivier Charlier, Jean-Jacques Kantorow et Roland Daugareil. À la fin de ses études au CNSMD, il reçoit le Premier Prix à l’unanimité et avec des honneurs. Alexis a collaboré avec des artistes tels que l’accordéoniste Richard Galliano, la pianiste Gabriela Montero, le guitariste Yamandú Costa, le Trio Wanderer, les violonistes Didier Lockwood et Régis Pasquier, le guitariste Goran Bregovic, le bassiste Avishai Cohen et le mandoliniste Hamilton de Holanda, entre autres. Alexis Cárdenas est actuellement premier violon super-soliste de l’Orchestre National d’Ile-de-France, à Paris.
DUO SYNANTÁO
Carjez Gerretsen, CLARINETTE
Rémy Poulakis, TÉNOR & ACCORDÉON
Carjez Gerretsen s’est formé avec les plus grands clarinettistes, se rendant capable d’exceller dans les répertoires les plus exigeants, allant de la musique classique à la création
contemporaine.
Sa route croise naturellement celle de Rémy Poulakis, musicien atypique, qui allie le chant lyrique à son instrument - l’accordéon - transcendant les genres pour trouver sa propre voie.
Un souffle commun unit ces deux musiciens, celui de l’amour des grands compositeurs, de l’improvisation débridée et de la mélodie iconoclaste, qui les amène à revisiter les chants et
danses du monde entier.
SYNANTÁO qui signifie en grec la réunion de deux âmes est le nom qu’ils se sont choisi pour ces retrouvailles musicales.
Duo d’anches vibrantes, Carjez et Rémy voyagent grâce aux maîtres de la musique tels que Mozart, Puccini, Piazzolla, Bach ou Petrucciani.
Carjez Gerretsen, clarinette
Né aux Pays-bas, Carjez grandit au son de son père tromboniste de jazz et choisit la clarinette comme moyen d’expression. Diplômé des CNSMD de Lyon et de Paris après avoir étudié avec Michel Lethiec, Jacques Di Donato, Nicolas Baldeyrou et Jean-Noël Crocq, il prend goût au répertoire symphonique à l’Orchestre Français des Jeunes (OFJ) et au World Youth Orchestra. Il est régulièrement invité dans de prestigieux orchestres tel que l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’orchestre National de France, l’orchestre philharmonique du Luxembourg etc... Il est également clarinette solo du Paris Mozart Orchestra depuis 2016. Lauréat en 2009 du Concours International de Clarinette « Crusell » en Finlande et en 2012 du Concours International de Freiburg, il se produit en soliste accompagné par les orchestres de Cannes, le Freiburg Philharmonic Orchestra, l’orchestre de l’Alliance , le Paris Mozart Orchestra, l’Orchestre de Chambre de la Nouvelle Europe, etc… Il se passionne également pour la musique de chambre et joue avec les Ensembles Calliopée, Polygones, l’ensemble Intercontemporain, et avec le pianiste Pierre Chalmeau avec qui il fonde le duo Notamo. Il découvre enfin l’univers du théâtre en 2006 suite à sa rencontre avec Julie Brochen et participe à de nombreux projets scéniques, comme en témoignent les spectacles de l’Ensemble Justiniana, Plein jour ( Franck Krawczyck ) ou de l’ensemble Virévolte. Soucieux de saisir les enjeux de la musique d’aujourd’hui, Il devient membre en 2010 de l’ensemble Variances du compositeur Thierry Pécou avec qui il parcourt le monde à la rencontre des traditions orales. Il aborde ainsi avec la même ferveur la musique baroque, la chanson populaire, l’improvisation et la création contemporaine. Depuis 2018, Carjez Gerretsen enseigne au conservatoire de Gennevilliers.Rémy Poulakis, ténor & accordéon
Initié à l'accordéon dès l'âge de 6 ans par son père, Rémy Poulakis s'est aussi formé à l'écriture, l'analyse, le piano, et le chant lyrique. Après de nombreuses années de pratique dans les bals populaires en orchestre, Rémy se tourne vers la pédagogie. Il développe en parallèle une activité d'accordéoniste tout-terrain, avec les groupes Amachao (quartet de jazz), Elouna (duo de chansons italiennes et tango), Quai n5 (musique classique revisitée), ou encore Le bal des cousins (bal décalé) et le quartet Impérial Orphéon (musiques improvisées à danser). Il est actuellement membre du Trio Barolo (jazz méditerranéen) et du duo FrICTIONS (créations originales débridées pour le jeune public). Ses diverses tournées au Guatemala, San Salvador, Panama, Honduras, Estonie, Lituanie, Lettonie, Finlande, Biélorussie, Italie, Slovénie, Serbie, Espagne, Maroc, Grèce, Sicile, Corée du Sud… lui permettent de rencontrer des musiciens du monde entier et d’enrichir son propre langage. Formé au chant lyrique par Evelyne Brunner, Rémy Poulakis débute sa carrière de ténor avec diverses compagnies, telles Les voix concertantes, la Fabrique Opéra, le Concert de Poche, Opéra 3, ainsi que la Compagnie Justiniana, la Clef des chants, et chante aussi bien à l’Opéra de Lyon, d’Avignon, de Massy, qu’à la Philharmonie de Paris... sous la baguette de Michel Corboz, Eric Reynaud, Pascal Descamps, Philippe Peatier, Patrick Souillot, Andrei Tchevtchouk, Jean-Philippe Dubor, Laurent Pillot, Jean-Baptiste Bertrand, Aurore Tillac, Alexandra Cravero, ou Nicole Corti. Rémy a enregistré de nombreux disques parmi lesquels Traviata Songbook et Amachao avec Nicolas Bianco, Pulso et Les Contes défaits au label Chante et tais toi, Casa Nostra avec le trio Barolo "ni jazz ni traditionnel mais profondément lyrique et d'une grande élégance dans le son" (Télérama).
ENSEMBLE LA MANDORLE
Camille Sors, VIOLONCELLE
Clotilde Sors, VIOLON
Victoire Delnatte, HAUTBOIS
Elodie Brzustowski, THÉORBE
La Mandorle (de l’italien Mandorla, amande) c’est avant tout une histoire de famille, sœurs et âmes sœurs constituant le noyau dur l’amande donc - de l’ensemble. Fortes de ces liens solides et de nature curieuse, les musiciennes promeuvent la recherche de répertoire, avec un goût (amandé) prononcé pour les trésors français des XVIIème et XVIIIème siècles.
L’amande, c’est également la forme du théorbe, instrument central d’une basse continue sensible et épurée qui laisse entendre toute la finesse et la singularité des timbres chauds du violon et du hautbois, « instrument éloquent au timbre pénétrant et d'une souplesse expressive" (Johann Mattheson), et qui permet une grande mobilité, de la salle de classe au chevet d’hôpital. En effet, l’ensemble a à cœur de répandre son doux parfum d’amandier au-delà de la traditionnelle salle de concert, d’aller à la rencontre de publics variés et a d’ores et déjà mené différentes actions de médiation, notamment auprès des plus jeunes (Hôpital Trousseau, Fondation St Jean, Week-end Familles au musée Carnavalet...). L'ensemble La Mandorle a donné une cinquantaine de concerts dans toute la France et en Europe : Händel Festspiele (Göttingen, Allemagne), Fringe Torroella (Torroella de Montgrì, Espagne), Festival Wunderkammer (Trieste, Italie), programmation du Helsinki Baroque Orchestra (Rauma, Finlande, Festival d’Ambronay, Festival Embaroquement immédiat, Festival de Ternay, Festival des Monts d'Arrée, tournée en Bretagne, Normandie, Alsace, Île de France et Isère... L’ensemble est soutenu par le Fond Nguyen Thien Dao, la Fondation Société Générale, le CROUS de Paris (Culture-Actions) et la Haute École des Arts du Rhin notamment pour soutenir son projet à venir de spectacle familial engagé sur des filles de Louis XV.
LEON HAFFNER, VIOLON
Fondation Gautier Capuçon
Passionné par la musique d’ensemble, il devient à 18 ans violon solo de l’Orchestre français des jeunes (2017-2018), puis intègre l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne, ainsi que l’académie du Mahler Chamber Orchestra. Il se perfectionne pour le quatuor à cordes en participant aux académies internationales Seiji Ozawa (Rolle, Suisse) et Nume (Cortona, Italie), et reçoit les conseils de Mihaela Martin, Kolja Blacher, Gerhard Schulz, Nobuko Imai, du quatuor Artémis, qui lui permettent d’approfondir sa personnalité musicale.
En tant que chambriste, il s’est produit aux côtés d’Erich Höbarth, David Gaillard, Andreas Brantelid dans des festivals français et internationaux : Pablo Casals à Prades, les Douves d’Onzain, Bolzano Festival, etc.
Il poursuit sa jeune carrière en se produisant régulièrement au sein du Deutsche Symphonie Orchester Berlin, de la Karajan Akademie der Berliner Philharmoniker, du Chamber Orchestra of Europe et de l’Orchestre de Paris, avec lequel il enregistre en 2023, dirigé par Klaus Mäkelä, chez Decca Classics.
Léon a obtenu un premier prix à la French Music Competition, a participé au concours Carl Nielsen 2022 et est l’un des cinq français ayant participé au Concours International Reine Elisabeth 2024. Il est soutenu depuis 2019 par la Deutschland Stipendium.
ORCHESTRE DE CHAMBRE DE TOULOUSE
Fondé en 1953 par Louis Auriacombe, l'Orchestre de Chambre de Toulouse est le plus ancien orchestre de chambre français, et l’un des plus anciens du monde. Il s'intéresse à toutes les musiques, de la période baroque à la création contemporaine. De nombreux compositeurs lui ont dédié des œuvres spécifiques, tant pour des concerts que pour des enregistrements. A ses débuts, l’orchestre est auto-géré sur la base du statut associatif, et constitué de douze cordes solistes. En 1971, au départ de Louis Auriacombe, c'est Georges Armand, violon solo, qui en prend la direction. Lui succèderont au fil des ans Bojidar Bratoev, Augustin Dumay, Alain Moglia et Gérard Caussé. Les années 1995 et 1996 sont celles des tournées en Asie et aux Etats-Unis. En 2004, l’orchestre devient une société coopérative de production (SCOP).
Depuis 2004, l’orchestre est placé sous la direction de Gilles Colliard - virtuose du violon, mais également compositeur et chef d'orchestre. Choisissant d’aller au bout de sa démarche d’authenticité, il propose des concerts baroques sur instruments anciens, mais aussi des concerts modernes avec les instruments actuels, ou encore des programmes réunissant les deux instruments. Spécialiste de la musique baroque, Gilles Colliard a fait de l'orchestre un vrai ensemble baroque, sans pour autant renoncer aux répertoires classique, romantique et contemporain. Baroque par son exubérance, par le jaillissement de sa créativité, par le jeu sur instruments d’époque, l’Orchestre de Chambre de Toulouse est éminemment contemporain dans son approche des interprétations et dans le rapport qu’il établit avec son public.
Il se produit régulièrement avec les plus grands solistes, tels Christophe Coin, Gautier Capuçon, Natalie Dessay, Régis Pasquier, Michel Lethiec ou David Kadouch pour ne parler que de l'histoire récente, et collabore avec des ensembles vocaux comme le Chœur des Éléments et l'Escale Chromatique. La formation française est l'invitée de nombreux festivals en France (La Chaise-Dieu, La Vézère, Pablo Casals à Prades, Septembre Musical de l’Orne…), comme à l'étranger (Japon, Suède, Suisse, Espagne, Bermudes, Nouvelle-Calédonie, Italie…).
L’orchestre enregistre également avec des labels prestigieux tels Emi Classics et Warner. Salles de concert, églises, centres culturels, écoles, universités, et même parfois usines : l’Orchestre de Chambre de Toulouse propose au public plus de 160 concerts thématiques chaque année. Il s'est produit sur tous les continents, visitant plus de 30 pays et donnant depuis ses débuts plus de 6 000 concerts à un public fidèle. La Saison d'abonnement proposée par l’orchestre (40 concerts) est devenue incontournable dans la vie musicale de la métropole toulousaine et au-delà, avec un public toujours plus nombreux. L'Orchestre de Chambre de Toulouse est un ensemble reconnu en France et à l'étranger. L’Orchestre de Chambre de Toulouse est conventionné par le ministère de la Culture, la Ville de Toulouse, Toulouse Métropole, la Région Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.
PEJMAN, DIRECTION
Violoncelliste, Directeur Artistique et Chef d’orchestre franco-iranien, Pejman est un leader créatif et un entrepreneur culturel, fondateur de nombreuses structures et d’événements musicaux.
Depuis l’Orchestre de l’Alliance en résidence dans les Yvelines, qui allie diffusion grand public, sensibilisation, et pédagogie auprès des jeunes (plus de 21 000 enfants touchés ces dernières années), jusqu’à la générosité partagée à travers les « Saisons de la Solidarité » (44 concerts à la Salle Gaveau et la Philharmonie de Paris ayant permis de reverser plus de 1 202 800 € à une quarantaine d’O.N.G.), aux Escapades Musicales (ce festival du bassin d’Arcachon a réuni depuis 14 ans près de 70 000 spectateurs), à l’ensemble Génération Mozart qui promeut la musique du siècle des Lumières comme vecteur de rayonnement et d’attractivité internationale de toute la Champagne...
grâce à la confiance d’un collectif : c’est toujours sur le lien, le partage, l’excellence accessible à chacun et une dynamique d’intérêt général que s’inscrivent son engagement et ses nombreuses actions. Pejman est à l’origine de la première tournée d’un orchestre occidental en Iran depuis la révolution, mais aussi de master classes avec le soutien de l’ambassade de France pour contribuer au dialogue des civilisations. Il est également le créateur de la PhilharMobile : un auditorium mobile unique de par ses qualités acoustiques et techniques, permettant de briser l’intimidation sociale que peuvent engendrer certains lieux de culture, et d’aller à la rencontre de tous les publics dans des sites patrimoniaux, naturels ou QPV. A travers l’ensemble de ces engagements se dresse le portrait d’un homme de vision, de conviction et d’action. Défenseur du dialogue entre les cultures, entre les continents, les civilisations, les publics (éclairés ou novices), Pejman nous interroge sur le sens de l’histoire, crée des correspondances (Mozart, son époque et le champagne), renforce les liens entre habitants d’un même territoire malgré leur diversité (Bassin d’Arcachon, Yvelines, Champagne…). Passionné et curieux, il n’aime rien plus que l’hybridation artistique et l’approche pluridisciplinaire permettant de toucher le plus large public en lui offrant toujours « le meilleur pour chacun, plutôt que le mainstream pour tous » ! Il incarne l’esthétique musicale et philosophique qu’il défend avec Génération Mozart. A travers sa créativité et ses innovations permanentes, c’est un admirateur des Lumières venu d’Orient, qui fait rayonner avec flamme et vigueur la culture de l’Occident. C’est fort de son altérité et de sa pleine intégration, qu’il nous permet d’écrire ensemble un nouveau récit collectif inspirant, inclusif et ambitieux, que ce soit à l’échelle régionale, nationale et demain internationale.
Ses engagements lui ont valu d’être nommé membre de l’Observatoire de la diversité du CSA (Arcom) durant deux mandats. En 2023, Pejman fonde l’Association La Maison France Iran.
PEJMAN, VIOLONCELLE
Né en Iran, c’est en France qu’il grandit depuis l’âge de 5 ans. Empreint de cette double culture, Pejman est un chef d’orchestre, violoncelliste et porteur de projets inventifs et engagés. En tant que violoncelliste, Pejman a été récompensé au Concours de Cordes d’Epernay, au Tournoi International de Musique de Rome et au Concours Flame. Il est également lauréat des fondations Singer-Polignac et Schlumberger.
Après avoir été diplômé avec les Grandes Distinctions au Conservatoire Royal de Bruxelles, il se perfectionne à l’Académie du Mozarteum de Salzbourg à l’Université de Mayence auprès de Julius Berger. Il partage la scène en musique de chambre avec Philippe Entremont, Gérard Caussé, Alexis Cardenas, Bruno Pasquier, Philippe Bernold, Pierre Génisson, Laure Favre-Kahn...
En tant que soliste, il s’est produit en France (Salle Gaveau, Salle Cortot, Palais du Luxembourg, Théâtre de Poissy…) et à l’étranger (Siège des Nations Unies à Genève, Opéra de Téhéran, Etats-Unis, Mexique, Belgique, Allemagne), dans les œuvres concertantes de Dvorák, Saint-Saëns, Lekeu, Beethoven, Tchaïkovski, Haydn… Il aime à élargir le répertoire de son instrument en donnant des transcriptions de pièces pour violon de Bach ou de Brahms ainsi que les œuvres de compositeurs français tels que Boëllmann, Vierne, Lekeu, Poulenc, Franck et leurs successeurs d’aujourd’hui.
ENSEMBLE LES VOIX ANIMÉES
Faustine Rousselet, SOPRANO
Laurence Recchia, MEZZO-SOPRANO
Cyrille Lerouge, CONTRE-TÉNOR
Damien Roquetty, TÉNOR
Luc Coadou, BASSE & DIRECTION MUSICALE
Depuis 2009, Les Voix Animées se consacrent à la redécouverte et à la diffusion du vaste répertoire de la musique a cappella de la Renaissance.
Autour du directeur musical et artistique Luc Coadou, Les Voix Animées se produisent « un par
voix », en petit effectif mixte variant de 4 à 8 chanteurs au gré des productions.
Outre la redécouverte d’un large répertoire de musique ancienne, Les Voix Animées créent avec le soutien de la Sacem et de la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, des œuvres de jeunes compositeurs : Karol Beffa, Dimitri Tchesnokov, Tomas Bordalejo, Léo Collin, Raphaël Languillat,
Romain Bastard, Anne Mirou, Laurent Melin et Fabio Marra, confrontant ainsi les savoir-faire d’hier et d’aujourd’hui.
Dans leur démarche, Les Voix Animées attachent une attention particulière au renouvellement des formes de spectacle et à la rencontre avec de nouveaux publics. Les programmes cross-over « Récréations A Cappella » et « Célébrations A Cappella », les ciné-concerts « Charlot, Octave et Bobine 1 et 2 » et « La Passion de Jeanne d’Arc », les « concerts augmentés », les « livraisons de chansons » chez des particuliers ou dans l’espace public, leur partenariat avec NomadPlay, leurs web-séries, « le Noël solidaire », leur « Bouquet de chansons » ou encore « 1514, le voyage musico-temporel des Voix Animées » leur série de podcasts coproduite avec France Musique et en partenariat avec le CCR d'Ambronay en sont des illustrations. Les Voix Animées ont en effet à cœur d'imaginer et de développer des moyens de communication et des outils originaux et innovants pour rencontrer des publics qui ne sont pas naturellement initiés à leurs répertoires. En résidence dans le Var, l'ensemble rayonne aujourd'hui partout en France et à l'étranger grâce à son activité de concerts et sa présence active sur le web. Les Voix Animées ont chanté à Lisbonne, Francfort, Londres, Pékin, Wuhan, Tianjin, Macao, Rotterdam, Venise... La démarche rhétorique, la quête de l’équilibre et l’esprit d’équipe sont les fondamentaux d’une aventure artistique, dont l’engagement cardinal est l’harmonie, l’art du « bien sonner ensemble ». L’Ensemble Les Voix Animées est soutenu par le Ministère de la Culture - Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Centre National de la Musique, la Ville de Toulon, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département du Var, la Métropole Toulon Provence Méditerranée, la Commune du Thoronet et la Spedidam. Membre de la Fevis et de Scène Ensemble.
SOFIE LEIFER, VIOLON
Fondation Gautier Capuçon
Depuis septembre 2024, Sofie étudie à la Haute École de musique de Lausanne (Hému) auprès de Svetlana Makarova, tout en étant encadrée par le renommé Eduard Wulfson à Genève.
Sofie Leifer est lauréate de plusieurs premiers prix dans des concours internationaux prestigieux : 14e concours international Wieniawski-Lipiński (Lublin, Pologne), 17e concours international télévisé Casse-Noisette (Moscou, Russie), 13e concours international Young Virtuosos (Sofia, Bulgarie), et 2e concurso musical Rotary club Marbella (Espagne).
Sofie s’est produite avec des orchestres de renommée internationale en tant que soliste, tels que : orchestre du théâtre Mariinsky (Saint-Pétersbourg, Russie), Orchestre symphonique national (Moscou, Russie), orchestre royal de Séville (Espagne), orchestre philharmonique de Kaliningrad (Dubaï, Émirats arabes unis), orchestre des Virtuoses de Moscou, et l’orchestre du festival Interlaken Classics (Suisse).
Sofie a participé à des masterclasses dans des académies prestigieuses, notamment : académie Chigiana (Sienne, Italie), académie d’été de l’université Mozarteum (Salzbourg, Autriche), académie Interlaken (Suisse), académie Daniel Hope (Schloss Neuhardenberg, Allemagne), et académie Tibor Varga (Sion, Suisse).
Elle a également travaillé avec des pédagogues éminents, tels que Pavel Vernikov et Svetlana Makarova, lors de sessions à Barcelone, Vienne et Sion. Sofie a été invitée à se produire lors de nombreux festivals internationaux : Moscow Meets Friends (Russie), InClassica (Dubaï, Émirats arabes unis), et Interlaken Classics (Suisse). En mai 2024, Sofie devient la plus jeune participante du prestigieux concours Reine Élisabeth à Bruxelles. En août 2024, elle atteint les finales d’un concours international à Londres. En novembre 2024, elle se distingue lors de la finale du Dubai Classics Violin Competition. Sofie joue sur un violon italien d’exception, réalisé par Spiritus Sorsana en 1730, généreusement prêté par un sponsor privé.
GATIEN LERAY, ALTO
Fondation Gautier Capuçon
Altiste d’une sensibilité remarquable, Gatien possède cette capacité naturelle à créer un lien émotionnel avec son public. Passionné par les répertoires soliste et chambriste, il enrichit ses expériences auprès de Tabea Zimmermann, Lawrence Power, Nobuko Imai, Antoine Tamestit, en participant à des académies telles que Villecroze, Chigiana ou Stauffer.
Invité des festivals, Un Été en France, festival international de Colmar, festival Pablo Casals, Incontri in terra di Siena ou Festival de Pâques, il partage la scène avec des musiciens de renom tels que Gautier Capuçon, Renaud Capuçon, Clemens Hagen, Daishin Kashimoto, joue sous la direction de Péter Eötvös, Heinz Holliger et Pierre Bleuse, dans des salles comme le Victoria Hall de Genève, le Rosey Concert Hall de Rolle ou l’abbaye Saint-Michel de Cuxa de Codalet (Prades). Chambriste, Gatien puise son inspiration auprès de Miguel da Silva, Gabor Takacs-Nagy, Valentin Erben et Bruno Giuranna.
Gatien débute l’alto à l’âge de sept ans et intègre la classe de Miguel da Silva à la Haute École de musique de Genève (HEM) à dix-sept ans. Il rejoint ensuite la Menuhin Academy à Rolle, poursuivant sa formation au sein de ces deux institutions, se produit avec les solistes de la Menuhin et étudie avec Gérard Caussé et Ivan Vukcevic. En 2024, il obtient à la HEM le master Soliste, couronné du prix spécial Albert Lullin.
Gatien a bénéficié du soutien des fondations Hirschmann et Rahn Kulturfonds (Suisse). Il complète sa formation par le diplôme d’artiste interprète au CNSMDP auprès de Françoise Gnéri et Jean Sulem. En 2025, Gatien est invité à la prestigieuse Verbier Academy Soloist, rejoint en tant qu’artiste en résidence la Chapelle musicale Reine Élisabeth à Waterloo, il est lauréat de la Fondation Gautier Capuçon et de la Fondation Safran.
FELIX ROSENBOOM, VIOLONCELLE
Fondation Gautier Capuçon
En 2022, Felix effectue une tournée à travers le Royaume-Uni avec la pianiste Anastasia Kulikova dans le cadre d’une série de concerts intitulée Spring Romantics. Le duo entreprendra sa prochaine tournée en mai 2024.
Felix fait ses débuts en tant que soliste avec orchestre à l’âge de 13 ans en interprétant le concerto pour violoncelle de Monn avec l’orchestre de chambre Claydon Chamber Orchestra.
Il a étudié à la Junior Guildhall School of Music de Londres, sous la direction de Selma Gokcen et Marina Logie, et a bénéficié au fil des ans du mentorat de la célèbre violoniste Patricia Calnan.
Felix a joué dans la National Children’s Orchestra of Great Britain, avant d’être nommé violoncelliste co-principal du National Youth Orchestra of Great Britain, ce qui lui a permis de se produire dans le cadre des BBC Proms à Londres. Il a participé à des masterclasses avec de nombreux violoncellistes de renommée internationale tels que Danjulo Ishizaka, Aaron Minsky, Leonid Gorokov, Roel Dieltiens, ainsi que Daniel Müller-Schott.
En 2023, Felix participe aux prestigieuses masterclasses de Prussia Cove à Cornwall, en Angleterre.
Il reçoit le prix Joan Scrutton de l’AYM et remporte deux fois le premier prix du concours North London Strings. Felix remporte en 2019 le premier prix du concours Sevenoaks Young Musician of the Year, ce qui lui permet d’interpréter les Variations Rococo de Tchaïkovski avec le Lydian Chamber Orchestra, et en mars 2022 le premier prix du prestigieux concours international de violoncelle Anton Rubinstein à Düsseldorf, en Allemagne. En mai 2022, il obtient le premier prix du concours de violoncelle Concorso Mainardi à l’université Mozarteum de Salzbourg. Il reçoit également un prix spécial au concours international de musique Les Musicales du Centre à Paris.
ENSEMBLE SAXBACK
Tom Caudelle : SAXHORN
Paul Lamarque : SAXOPHONES
Cécilia Lemaitre Sgard , CLARINETTES
Louise Marcillat, CLARINETTES MIB & SIB
Antonin Pommel : SAXOPHONES
Mathilde Salvi : SAXOPHONES
Sextuor unique en son genre, Saxback est un cocktail d’instruments à vents – saxophones, saxhorn et clarinettes. Cet ensemble atypique de bois et de cuivre interprète aussi bien des transcriptions de Bach, Prokofiev, Debussy ou Bernstein que des œuvres composées sur mesures, faisant appel à des compositeurs comme Tatiana Probst, Nathanaël Gouin, Eric Goubert, Matthieu Stefanelli…
Diplômés des Conservatoires de Paris, de Lyon et d’Amsterdam, les six musiciennes et musiciens de Saxback sont unis par une grande connivence et un plaisir de jouer qui font de leurs concerts un feu d’artifice de musicalité, d’énergie et d’émotions.
JEAN-PAUL GASPARIAN, PIANO
Jean-Paul a fait paraître en septembre 2024 son sixième album, le deuxième pour le label naïve. Entièrement consacré à la musique arménienne, Origins s'est vu décerner un Diapason d'or et recueille les éloges de la presse internationale (« A Musician of Enormous Imagination » – Gramophone). En 2023, son disque Debussy a été sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l'année par le magazine Crescendo. Ses précédents albums, consacrés à Rachmaninoff et Chopin, avaient déjà été accueillis avec enthousiasme (« Un Nouveau Coup de Maître » – Le Figaro, « A Highly Accomplished Chopinist » – BBC Music Magazine).
En février 2020, Jean-Paul a remporté le Prix Thierry-Scherz aux Sommets Musicaux de Gstaad, ce qui lui a offert l’enregistrement d’un disque avec l'Orchestre symphonique de Berne pour le label Claves. Jean-Paul est nommé aux Victoires de la musique classique 2021 dans la catégorie Révélation soliste instrumental.
En mai 2022, Jean-Paul a fait ses débuts à la Philharmonie de Paris, en soliste avec l'Orchestre National d'Ile-de-France. En mai 2023, il a assuré la création française du concerto pour piano de Howard Shore, Ruin and Memory, à la Maison de la Radio, avec le Philharmonique de Radio France.
Jean-Paul est le vainqueur du Concours Européen de Brême (Allemagne) en 2014 et lauréat des concours Internationaux José Iturbi (Espagne), GPIPL de Lyon et Hastings. Il remporte le prix de la Fondation Cziffra en 2014 et devient Lauréat de la Fondation l’Or du Rhin en 2016.
Jean-Paul s’est produit en récital ou avec orchestre à la Philharmonie de Paris, la Fondation Louis Vuitton, l’Auditorium de la Maison de la Radio, le Mozarteum de Salzbourg, la Salle Flagey de Bruxelles, ainsi que dans des festivals tels que La Roque d’Anthéron, le Festival Radio-France de Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Piano aux Jacobins et les Sommets Musicaux de Gstaad. Né en 1995 à Paris, Jean-Paul Gasparian est admis à l’unanimité au CNSM de Paris à 14 ans, où il obtient son Master en 2015. Il se perfectionne ensuite auprès de Michel Dalberto, Claire Désert, Vanessa Latarche et Elisso Virsaladze. Jean-Paul est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac, lauréat de la Fondation Banque Populaire, alumni de la Lieven Piano Foundation et, depuis 2017, Artiste Steinway.
SHAMIM MINOO, HARPE
Shamim MINOO a débuté la harpe et le chant à l'âge de 6 ans en Iran, son pays natal.
Dès l’âge de 12 ans, elle est sollicitée par différents orchestres nationaux : Orchestre des jeunes d’Iran avec qui elle interprète le Concerto pour flûte et harpe de Mozart, Orchestre Symphonique de Téhéran, Orchestre National de l'Iran, Orchestre Philharmonique de Téhéran.
En 2018, elle remporte le premier prix à l'unanimité du jury du concours français de la harpe en niveau excellence, ce qui lui permet de se produire en récital l’année suivante à Limoges et Paris notamment. Elle obtient à Londres la même année son diplôme de ABRSM en harpe et en chant.
Après un an d’étude au CRR de Paris auprès de Ghislaine Petit-Volta, elle a réussi le concours d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe d’Isabelle Moretti et Geneviève Létang. Ensuite, elle remporte le premier prix à l'unanimité du jury du concours international de Szeged en catégorie U25 cette année.
QUATUOR DE REVE
Des solistes de Génération Mozart
Un projet de lutherie inédit dans le monde
Avec quels instruments Mozart aurait-il pu former un quatuor idéal ?
A l’initiative de Pejman, directeur artistique de Génération Mozart, quatre des plus grands luthiers français ont travaillé à la fabrication du « Quatuor de Rêve » : un violon, un alto, un violoncelle et une contrebasse sur les modèles des luthiers de l’époque de Mozart, contemporains, maîtres ou disciples de Stradivarius. Ces instruments sont confiés depuis décembre 2021 aux solistes de Génération Mozart et constituent la première étape d’un grand projet de parc instrumental : donner aux solistes de Génération Mozart des instruments d’exception, contemporains et conçus spécialement pour le répertoire classique défendu par cet ensemble, mais permettant une approche musicale et un rendu comparables à ce qui se faisait au XVIIIe siècle.
Les instruments du "Quintette de Rêve" :
- Violon 1 : conçu par Joël Klépal sur un modèle d'Antonio Stradivarius.
- Violon 2 : conçu par Samuel Péguiron sur un modèle de Guarnerius Del Gesus.
- Alto : conçu par Fany Bourel sur un modèle de Niccolò Amati.
- Violoncelle : conçu par Jean-Louis Prochasson sur un modèle de Mateo Goffriller.
- Contrebasse : conçue par Antoine Lescombe sur un modèle de Guiseppe Testore.
Ces instruments qui ont été construits grâce au soutien de la Fondation d’entreprise AG2R LA MONDIALE pour la vitalité artistique, seront un outil remarquable, constitutif du son comme de l’esprit de l’ensemble Génération Mozart. Plongez avec nous dans le Sturm und Drang afin de comprendre l’avènement du romantisme dans des programmations originales alliant chefs-d’œuvre et découvertes à la portée de tous.
Le projet a reçu le "Prix Étoile de la Culture 2022" de la Fondation d'entreprise AG2R LA MONDIALE pour la vitalité artistique.
Distribution :
- , violon I
- , alto
- Pejman, violoncelle
- , contrebasse
LAURE FAVRE-KAHN, PIANO
« Laure Favre-Kahn est une artiste dont l’engagement au piano est à la mesure de sa sensibilité dans la vie. C’est une femme ardente et fragile : cela s’entend dans la musique, autant par ses attaques franches que par son rubato subtil, par ses flexions émouvantes que par sa virtuosité sans faille. À la lumière de son apparence répond le feu de sa belle âme, tournée, comme le titre d’un de ses disques, vers la flamme ». Alain Duault
Après des études au conservatoire d’Avignon, Laure Favre-Kahn obtient à 17 ans un premier prix de piano à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Bruno Rigutto.
Lauréate des révélations classiques de l’Adami en 1999, elle enregistre à 20 ans son premier album consacré à Schumann, suivi d’un disque Chopin, pour le label Arion. Depuis, elle se produit régulièrement en France et à l’étranger, est invitée par de nombreux orchestres et joue dans les plus grands festivals.
ÉTIENNE GALLETIER, THÉORBE
Après avoir étudié la guitare classique aux conservatoires de Chalon, Paris, Strasbourg et Barcelone mais essentiellement dans sa chambre, Etienne découvre le théorbe et se forme au CNSM de Lyon auprès d'Eugène Ferré.
Il se passionne pour la pratique de la basse continue à travers laquelle il développe ses capacités d'adaptation musicale, assouvit ses envies d'improvisation et perfectionne sa lecture de clef d'ut. C'est le début de grands écarts sonores entre des productions d'opéra tel que Jules César de Haendel avec J.C.Malgoire à l'Opéra royal de Versailles, d'enregistrements comme celui du Carnaval de Venise de Campra avec l'orchestre du Concert Spirituel et des concerts plus intimistes : en récital dans des petites églises polonaises, ainsi qu'en duo avec la harpiste Angélique Mauillon.
Il aime aussi passer du temps à déchiffrer des fac-simile de la bibliothèque de Bologne avec l'ensemble Philomèle ou arranger des morceaux de Jimmy Hendrix ou Steve Reich pour les spectacles de l'ensemble Boréades.
Si son quotidien est fait d'innombrables voyages en train et d'une grande diversité de rencontres, rien ne compte plus que les aventures humaines et musicales qui se construisent dans le temps : avec l'ensemble Les Surprises ou avec les musiciens de Ground Floor.
THOMAS TACQUET, PIANO
Pianiste, chef de chant, chef de choeur, Thomas Tacquet est titulaire de masters en accompagnement vocal et en direction de chant (CNSMD de Paris), de licences en piano, accompagnement (CNSMD de Paris), musicologie et philosophie (Université Paris IV-Sorbonne) ainsi que de DEM («premiers prix») en direction de chœur, clavecin et formation musicale (CRR de Paris). Depuis plusieurs années, il est professeur d’interprétation à la maîtrise de Notre-Dame de Paris, chef de l’ensemble vocal Fiat Cantus (Paris), et coordinateur artistique du Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet), en parallèle d’une intense activité de chef de chant auprès de diverses maisons d’opéra françaises (Dijon, Rouen, Saint-Etienne, Massy,…) et de nombreux ensembles instrumentaux et vocaux spécialisés (Les Métaboles, Le Concert de la Loge, ERDA – Accentus, La Tempête, Voix Etouffées, Zene, Le Palais Royal,…).
Dans sa discographie récente, notons le CD Jean Cartan, partir avec un idéal en tant que pianiste avec le ténor Kaëlig Boché (Hortus 2020) également récompensé de 5 diapasons, 4 étoiles Classica, matinale de France Musique,… ; le CD Ode à la France à la direction de Fiat Cantus, récompensé de 5 diapasons (Hortus 2018) ; le Stabat Mater d’A. Scarlatti, enregistré avec l’ensemble Zene (dir. B. Kele-Baujard) en qualité d’organiste continuiste (Klarthe 2017) ; la Misatango de Martin Palmeri comme pianiste soliste, accompagné de l’orchestre Pasdeloup et du choeur régional d’Ile-De-France (dir. M. Piquemal) ; ou encore la contribution comme chef de chant et conseiller artistique au CD Canons et Plaisanteries d’Accentus, paru au sein de l’intégrale Beethoven chez Warner (2020). Enfin, passionné par la dimension visuelle de la musique, il collabore régulièrement avec les metteurs en scène Luc Clémentin, Hubert Colas, Charlotte Nessi et Coline Serreau sur des spectacles mêlant arts scéniques et musique classique, donnés entre autres à l’amphithéâtre de l’opéra Bastille, l’opéra de Saint-Étienne, l’opéra de Vichy…
MAXENCE PILCHEN, PIANO
Pianiste franco-belge, Maxence Pilchen a débuté la musique à 3 ans auprès d’Anne-Marie Oberreit. Cette dernière a vite remarqué ses dons naturels et, en neuf ans d'enseignement, lui a permis de les développer grâce à une excellente pédagogie. Dès l'âge de 5 ans, Maxence Pilchen participe ainsi à des concerts et remporte à 11 ans le concours télévisé des Jeunes Solistes de la RTBF à Bruxelles. L’année suivante, il est lauréat du concours mondial des jeunes musiciens diffusé sur la RAI Uno à Bologne.
Il poursuit alors son parcours musical au contact de plusieurs grandes personnalités du monde de la musique, lui permettant d’acquérir une formation à la fois solide et riche de diverses influences. Il a ainsi été conseillé et suivi par Janusz Olejniczak à Varsovie, Bernard Ringeissen à Paris, Daniel Blümenthal et Diane Andersen à Bruxelles mais aussi par Byron Janis à New York, pianiste avec lequel il a entretenu une relation très privilégiée.
Le vaste répertoire de Maxence Pilchen, pour piano seul et pour orchestre, lui a valu d'être salué par la critique et le monde musical aussi bien pour ses interprétations de Bach, Mozart, Beethoven et Chopin que pour Debussy, Rachmaninov, Stravinsky, Albert Roussel ou encore Prokofiev et pour des œuvres contemporaines à la création desquelles il a participé. L'étendue de son répertoire lui a permis aussi d'être primé lors de nombreux concours internationaux dont Porto, Barcelone, Epinal et Rome. Il a été proposé, à deux reprises, par la RTBF comme « Soliste de l’année » au groupe Radios Francophones Publiques réunissant les grands diffuseurs français, suisse, canadien et belge. Il a également reçu à Bruxelles le prix Maurice Lefranc récompensant un Jeune Espoir. Fort de ces distinctions, Maxence Pilchen a joué dans des salles prestigieuses du monde entier notamment le Mozarteum de Salzbourg, le Colisée de Porto, le Théâtre Royal de la Monnaie et le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ou encore la philharmonique de Varsovie et la salle Gaveau à Paris. Il a été également invité à se produire avec plusieurs ensembles tels que le Quatuor de l'Opéra National de Belgique, l’Orchestre National de Belgique, l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre National de Porto, ou encore le Philharmonique de Târgu-Mures et l’Orchestre Philharmonique de Cedar Rapids. Ces concerts lui ont valu de nombreux éloges dans la presse, notamment aux Etats-Unis où il a donné aussi des récitals. « One of the most celebrated concert pianists of his time, Maxence delights crowds with his romantic and melodic arrangements of classical masterpieces. The virtuoso has earned several notable awards throughout his career. » Le public a pu également le découvrir à l’occasion de grands rendez-vous musicaux tels que le Festival Chopin à Bagatelle, le Festival international de Dinard, et lors prestigieuses manifestations à Monaco, aux Pays-Bas, en Autriche, Italie, Suisse, Espagne, Pologne, Roumanie, Chypres, Portugal mais aussi en Corée et dans plusieurs villes des Etats-Unis. Enfin, les concerts de ce pianiste ont été diffusés sur plusieurs chaînes et radios européennes comme Musiq3, la RTBF et VRT en Belgique, la Rai Uno italienne, Mezzo TV, Radio Classique, France Bleu ainsi que dans des médias portugais, polonais, japonais, coréens et américains. Il a récemment été invité à l'émission "Génération Jeunes Interprètes" de Gaëlle Le Gallic sur France Musique. Ouvert à diverses expériences, Maxence Pilchen a également participé en 2012 à une séquence du long métrage de Philippe Claudel Avant l’hiver. Son talent particulier, son sens des nuances et la poésie de ses interprétations, soulignés par la critique et plusieurs grandes personnalités, placent Maxence Pilchen aujourd’hui dans la lignée de ses maîtres, Bernard Ringeissen, Janusz Olejniczak et Byron Janis. En 2010, il a d’ailleurs pu rendre hommage à ce dernier en présentant le film The Byron Janis Story en première européenne. Parallèlement à ces enseignements et ces expériences, Maxence Pilchen a développé son jeu en travaillant sur des pianos du XIXe siècle pour y découvrir les secrets que ces instruments révèlent sur l’art de la composition des musiciens de cette période. « Les pianos anciens, explique-t-il, permettent de découvrir une infinité de sonorités parfois insoupçonnées et ce par le simple respect du texte. Les pianos modernes permettent ensuite de les développer. » Très remarqué pour ses interprétations de Chopin, notamment par le musicologue spécialiste du compositeur, Jean-Jacques Eigeldinger, Maxence Pilchen figure régulièrement au programme du Festival Chopin de Nohant depuis 2011 où il a alors joué en l’honneur de Byron Janis. Il s’est également produit en 2012 aux Lisztomanias à Châteauroux pour un concert « à ne pas manquer » selon le magasine Diapason. L’année suivante, il a donné un grand récital Chopin à Cedar Rapids aux Etats-Unis. Maxence Pilchen a été invité en 2017 au Festival International Chopin de Valldemossa (Majorque). Au sein de son répertoire varié, Frédéric Chopin occupe depuis longtemps une place à part dans le parcours et le cœur de Maxence Pilchen. C'est donc tout naturellement qu'il a consacré en 2015 son premier CD aux 24 Préludes du compositeur romantique (Paraty). Son interprétation subtile et personnelle a été saluée par de nombreux critiques comme L’Education musicale, Crescendo Magazine sensible à cette « nouvelle lecture des Préludes » et Classica qui lui a attribué quatre étoiles. Fort de ce succès, le pianiste prépare l'enregistrement d'un second CD toujours chez Paraty. Maxence Pilchen poursuit sa carrière de concertiste avec le soutien de la fondation Safran pour la Musique. Il est également conseiller artistique de la saison musicale Les Milles Musicaux de La Trinité-sur-Mer et le directeur artistique du Festival de Boucard-Haut-Berry.
ADRIEN MOIGNARD 4TET
Julien Cattiaux, GUITARE
Adrien Moignard, GUITARE
Fabricio Nicolas-Garcia, CONTREBASSE
Benji Winterstein, GUITARE
Adrien Moignard, figure incontournable de la scène jazz actuelle, présente son nouveau projet : Adrien Moignard Gipsy 4tet. Il est suivi par un public fidèle et enthousiaste, séduit par son jeu virtuose et sa modernité. Entouré de Benji Winterstein et Julien Cattiaux aux guitares rythmiques, ainsi que de Fabricio Nicolas-Garcia à la contrebasse, ce nouveau quartet explore un répertoire aux couleurs gipsy, enrichi de compositions originales et d’arrangements modernes.
PIERRE GÉNISSON, CLARINETTE
Le clarinettiste Pierre Génisson, l’un des représentants les plus renommés de l’école des vents français a signé un contrat d’exclusivité chez Warner Classics/Erato.
Le premier album de cette nouvelle collaboration consacré à Mozart, avec le Concerto Köln, vient compléter une discographie déjà riche et unanimement saluée par la critique (Diapason d’or, Choc de l’année de Classica, ffff de Télérama, « CD of the week » du Sunday Times, Gramophone, Clef d’Or de Resmusica…)
Récompensé en 2018 par le Prix « Cino del Duca» décerné par l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, Pierre Génisson est également lauréat de prestigieux concours internationaux tels que le Concours International Carl Nielsen, le Concours international Jacques Lancelot de Tokyo ainsi que des fondations Banque Populaire, Safran, et « Musique et Vin au clos Vougeot ».
Pierre Génisson s’est formé au Conservatoire national supérieur de musique de Paris auprès de Michel Arrignon pour la clarinette, et Claire Désert, Amy Flammer et Jean Sulem pour la musique de chambre. Après y avoir obtenu les premiers prix à l’unanimité dans ces deux disciplines, il part se perfectionner à l’University of Southern California de Los Angeles auprès de Yehuda Gilad où il obtient un Artist Diploma.
Aussi habile sur instruments modernes que sur instruments anciens , Pierre Génisson est régulièrement invité à se produire en soliste avec de prestigieux orchestres tels que le Deutsches Symphonie Orchester-Berlin, le Tokyo Philharmonic Orchestra, les BBC orchestras, Orchestre Metropolitain de Montréal, l’Odense Symphony Orchestra, le Sichuan Symphony, l’Orchestre philharmonique royal de Liège, l’Orchestre symphonique de Düsseldorf, l’Insula orchestra… et collabore notamment avec des chefs tels que Krystof Urbansky, Olari Elts, Darell Ang, Sacha Goetzel, Alexandre Bloch, Laurence Equilbey ou Lionel Bringuier. Outre ses activités de soliste, Pierre Génisson multiplie les rencontres musicales avec quelques-uns des plus fameux quatuors à cordes (Ebène, Modigliani, Jérusalem, Zemlinsky, Hermès, Van Kuijk…), ainsi que des solistes tels que Maxim Vengerov, Alexander Sitkovetsky, Nemanja Radulovic, Marc Bouchkov, Miguel Da Silva, Lise Berthaud, Jean-Frédéric Neuburger, David Kadouch, Franck Braley, Michel Dalberto, David Bismuth, Bruno Fontaine, Les Solistes du Metropolitan Opera de New York, Patrick Gallois, Marielle Nordmann, Emmanuel Ceysson, Karine Deshayes ou Delphine Haidan. Fervent défenseur de la musique d’aujourd’hui, Pierre Génisson fait rayonner la musique française à l’étranger et collabore avec de nombreux compositeurs, notamment Tristan Murail, Thierry Escaich, Eric Montalbetti, Karol Beffa ou encore Eric Tanguy, dont il est dédicataire de plusieurs concerti et pièces de musique de chambre. Pierre Génisson consacre également une partie de son temps à la transmission, à travers de nombreuses masterclasses dans le monde entier et au sein de l’École normale de musique de Paris Alfred Cortot, où il est enseignant. Pierre Génisson est Ambassadeur actif des marques Buffet Crampon et Vandoren.
OLIVIER GOURDY, BARYTON-BASSE
Le baryton-basse Olivier Gourdy commence la musique dès son plus jeune âge par la contrebasse et le piano. Parallèlement à des études de commerce, il se découvre une passion pour le chant et intègre en 2016 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Olivier y poursuit actuellement sa formation auprès d’Elène Goglevit, Anne Le Bozec et Frédéric Gindraux.
C’est au sein de l’atelier lyrique Opera Fuoco, qu’il rejoint en 2017 qu’Olivier fait ses premières armes dans l’Opéra. Il y a chanté dans de nombreuses productions, sous la baguette de David Stern. On a ainsi pu l’entendre la saison dernière au festival de la Grange aux Pianos dans le rôle de Figaro, dans les Noces de Figaro de Mozart. Il a chanté au festival de Pékin, dans le rôle d’Elviro, dans Serse de Händel. Il a joué Sam dans Stumme Serenade de Korngold, le Maestro, de Prima la Musica, de Salieri… Il était également Astradamors dans Le grand Macabre de Ligeti à la Philharmonie de Paris et Sarastro de la Flûte Enchantée aux Escales Lyriques.
L'été dernier, il était Boris, dans l’opéra Boris Godunow de Mattheson au festival de musique ancienne d’Innsbrück, il a participé à la création contemporaine de l’opéra Moving Still de Martha Gentillucci à la Biennale de Venise. On pourra le retrouver prochainement dans l’Orphée et Eurydice de Othman Louati à l’opéra de Compiègne, aux Bouffes du Nord et à l’Athénée
KAELIG BOCHÉ, TÉNOR
Ténor breton formé au plus haut niveau, Kaëlig Boché allie la beauté d'un timbre naturellement clair et souple à une intelligence musicale et scénique remarquable.
Né en Bretagne, Kaëlig Boché découvre la musique vocale au sein du Chœur d’Enfants de Bretagne — la Maîtrise de la cathédrale de Rennes, fondée en 1984 par l’Abbé Jean Ruault. Il poursuit ensuite sa formation au Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs du CRR de Paris, avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) dans la classe d’Elène Golgevit, où il obtient en 2019 son Master d’Art Lyrique avec les Félicitations du jury, et son Artist Diploma en 2022.
À l’issue de ses études, il est sélectionné comme membre du Studio de l’Opéra National de Lyon sous la direction de Daniele Rustuioni. Cette expérience fondatrice lui permet d’aborder les grandes scènes avec une maturité vocale et dramatique remarquée, notamment dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel et Ernani de Verdi, à l’Opéra Royal de Mascate, au Théâtre des Champs-Élysées et à l’Opéra National de Lyon. Sa voix — claire, souple, dotée d’un timbre ensoleillé et d’aigus limpides, portée par une diction parfaite — le destine naturellement aux emplois de ténor français et aux grandes partitions mozartiennes. Il construit un répertoire exigeant : de Gomatz dans Zaïde, Tamino dans La Flûte Enchantée, Ferrando dans Così fan tutte et Pedrillo dans L’Enlèvement au Sérail de Mozart, aux rôles offenbachiens (Piquillo dans La Périchole, Toby dans Robinson Crusoé, Bobinet dans La Vie Parisienne, Le Prince Quipasseparlà dans Le Voyage dans la Lune), en passant par Verdi, Ravel, Poulenc, Wagner et Zemlinsky. Il se produit entre autres sur les scènes de l’Opéra National de Lyon, l’Opéra de Saint-Étienne, l’Opéra Grand Avignon, l’Opéra de Marseille, l’Opéra de Lille, l’Opéra de Rennes, Angers Nantes Opéra, le Théâtre des Champs-Élysées, le Musée d’Orsay, la Philharmonie de Paris et de nombreux festivals en France. Passionné de mélodie française et de Lied, Kaëlig Boché développe une carrière de récitaliste aux côtés de pianistes tels que Jeanne Vallée, Célia Oneto-Bensaid, Nicolas Royez, Thomas Tacquet, Sébastien Joly, Tanguy de Williencourt ou Adam Laloum. Avec plusieurs enregistrements discographiques portés sur la découverte ou redécouverte de pans de répertoires de compositrices et compositeurs français, allemands et anglais. Profondément attaché à sa Bretagne natale, Kaëlig Boché refonde en 2019 l’association du Chœur d’Enfants de Bretagne avec d’anciens membres de la maîtrise, et en prend la direction administrative pour les projets. Parmi leurs réalisations : de nombreux concerts, un travail mené sur le répertoire méconnu des compositeurs bretons, plusieurs enregistrements discographiques et audiovisuels, des tournées en Europe… Artiste lyrique et entrepreneur culturel, il unit ainsi carrière internationale et transmission aux jeunes générations.
WINONA BERRY, MEZZO-SOPRANO
Winona Berry est une mezzo-soprano de 25 ans originaire de l’île de Saint-Barthélemy. Elle a
débuté le chant lyrique il y a six ans au Conservatoire à Rayonnement Régional de Bordeaux.
Appréciée pour son timbre chaleureux et expressif, elle développe un répertoire varié, incarnant aussi bien des rôles masculins, tels que Stéphano, Siebel ou Orphée, que des personnages féminins comme Dorabella, La Belle Hélène ou encore Carmen.
Particulièrement remarquée dans le domaine des concours, Winona s’y impose comme une
interprète régulière et distinguée. Elle y construit une part essentielle de son parcours artistique, multipliant les expériences et les récompenses. Elle a été lauréate à de nombreuses concours nationaux et internationaux tels que le concours Voix des Outre-Mer (Grand Prix), les Nuits Lyriques de Marmande (Prix du Jury Michèle Herbé), le concours de Clermont-Ferrand (Prix du public et du jeune public), ainsi qu’aux concours Raymond Duffaut d’Avignon (Prix Génération Opéra, Prix Soroptimist international), Gordes (Prix Marianna), Arles (2ème Prix femme) et Cagnes-sur-Mer (Prix jeune talent).
En 2025, elle intègre la promotion Génération Opéra, une étape importante de son parcours qui confirme son insertion dans le paysage lyrique professionnel. Elle a pu se perfectionner auprès de grandes personnalités artistiques telles que Sophie Koch, Edwin Crossley-Mercer, Fabrice di Falco, Irène Kudela mais aussi auprès de personnes encore trop méconnues telles que Myriam de Aranjo et Rose Réglat. Elle a également travaillé avec des chefs de chant tels que Kira Parfeevets, Martine Marcuz et Stéphane Trébuchet. Elle participe également à divers projets télévisés et radiophoniques. Attachée à son île natale, elle y retourne régulièrement afin de partager sa passion du chant et de contribuer au développement de l’art lyrique sur ce territoire encore peu représenté dans ce domaine. Winona Berry a participé à l’Académie de l’Opéra National de Bordeaux lors de la saison 2025-2026 pour Lakmé revisited, dans le rôle de Mallika et de Mr Benson. À la rentrée prochaine Winona Berry intégrera l’Académie de l’Opéra de Paris, où elle continuera à affiner son art et à enrichir son expérience de la scène.
LISA CHAIB-AURIOL, SOPRANO
Originaire de Toulouse, Lisa Chaïb-Auriol commence le chant à la maîtrise du Théâtre du Capitole. Diplômée en chant lyrique et alto du CRR de Toulouse, elle suit une formation de théâtre et un cursus à l’École des Beaux-Arts de Toulouse. À 18 ans, elle rejoint le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Frédéric Gindraux et obtient son master après avoir étudié auprès de Léa Pasquel, Jean-Philippe Clerc et Antoine Palloc. Elle poursuit sa formation lors de masterclasses avec Karine Deshayes, Sandrine Piau, Jean-Yves Ossonce, Regina Werner, Brigine Jäger, Mireille Delunsch et Jean-Jacques Cubaynes.
Primée à deux reprises au Concours de l’Opéra Grand Avignon, Lisa Chaïb-Auriol est finaliste régionale du concours Voix Nouvelles. Elle remporte le prix Engie – Révélation du festival international Les Escapades Musicales ainsi que le prix Jeune Espoir du concours international de Mâcon. Jeune espoir de la première édition du concours Corsa lirica, elle reçoit le prix de l’Opéra national de Montpellier au Concours de Mélodie de Gordes avec la pianiste Ninon Hannecart-Ségal. Elle est lauréate du fonds de Tarrazi ainsi que du legs Maria Godart-Kareska et a obtenu en janvier 2020 le prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet.
Invitée à se produire en récital à l’Opéra Grand Avignon et au Théâtre Thalia de Budapest, elle interprète Pamina et Papagena de La Flûte enchantée de Mozart, Isis de Giove in Argo d’Antonio Lotti sous la direction de Leonardo García Alarcón, Micaëla de Carmen sous la direction de Béatrice Uria Monzon, Suzanne des Noces de Figaro et Sylvia de L’Isola disabitata de Haydn. Formée au répertoire sacré, elle est soliste dans la Passion selon Saint-Matthieu de Bach dirigée par Jos Van Veldhoven à Notre-Dame de Paris, dans le Gloria de Poulenc à la Basilique Saint-Sernin de Toulouse, dans le Requiem de Fauré à l’église de la Madeleine à Paris, ainsi que dans le Requiem de Mozart à la basilique de Reims. En 2021, elle se produit en récital avec Julie Depardieu et dans La Diane Française dirigée par Stéphanie-Marie Degand au Festival Baroque de Pontoise. Lisa Chaïb-Auriol rejoint l’Académie de l’Opéra national de Paris en septembre 2023. Elle interprète le rôle de la Bergère et de la Chauve-souris dans la mise en scène de L’Enfant et les sortilèges de Ravel par Richard Jones et Antony McDonald au Palais Garnier ainsi que le rôle de Shirley Kaplan dans Street SceneS sous la direction d’Yshani Perinpanayagam et dans la mise en scène de Ted Huffman à la MC93-Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis.






























